Osteopathie, bébé et grossesse

Cigogne symbole bébé

Chaque grossesse est unique et chaque maman possède ses propres caractéristiques corporelles: bébé a donc du s’adapter à l’espace disponible. De plus, l’accouchement est une épreuve difficile tant pour vous-même que pour votre enfant.

Pour la maman et la grossesse

Une grossesse demande une grande adaptation de la femme aux changements physiologiques et mécaniques dus aux changements  hormonales et posturales.

S’il existe déjà des dysfonctions (perte de mobilité, d’élasticité) avant la grossesse ou ils se produisent pendant, cette adaptation est alors perturbée et peut causer des plaintes comme :

  • Douleurs dans le dos,
  • Douleurs dans le bassin,
  • Douleurs aux ischions,
  • Sciatiques
  • Cervicalgies, maux de tête,
  • Difficultés de respirer

Un ostéopathe peut traiter ces dysfonctions par des techniques douces qui restaurent la mobilité, l’élasticité et ainsi augmenter l’adaptation et  le  confort de la femme enceinte, aussi bien pendant la grossesse que pour l’accouchement.

Mais  certaines restrictions  peuvent aussi avoir une influence sur le confort du  bébé.  S’il y a des restrictions ligamentaires de  l’utérus, ou du diaphragme  par exemple, ça peut avoir une influence sur l’expansion de l’utérus et donc sur la position de bébé. Ceci peut être une cause d’un bébé qui  nait  avec une  plagiocéphalie (tête aplatie d’un côté). Mais aussi s’il n’y a pas assez de  place pour tourner pour bien se positionner pour l’accouchement, ça peut aussi influencer  la présentation de la  tête et ainsi rendre l’accouchement plus difficile.

Un suivi en ostéopathie dépend évidemment des plaintes et s’il y a  des plaintes on peut venir à tout moment.
Il est très fréquent qu’autour du 5e ou 6e mois, vous ressentiez les premiers signes de sciatique (douleurs dans les fesses qui descendent dans les jambes).
En effet, c’est la période où le ventre prend du volume et l’équilibre de votre dos est perturbé.

Postpartum ?

Durant le postpartum les femmes se plaignent souvent du bassin, du coccyx, des douleurs dans le dos , etc.. Là aussi un ostéopathe peut aider pour rééquilibrer le corps.
En postpartum, on peut attendre environ 2 mois, le temps que le corps récupère un peu. Par contre, en présence d’une douleur, on peut consulter très rapidement.Les plaintes les plus fréquentent sont : douleurs au bassin, au coccyx, au dos mais aussi céphalées.

Concernant la péridurale, il arrive qu’il subsiste une sorte de raideur/douleur en aiguille à l’endroit de l’injection. Un simple visite chez l’ostéopathe et c’est réglé, ne tardez pas.

Votre corps doit récupérer à son rythme mais si des «choses» restent sensibles ou douloureuses n’hésitez pas à en parler, afin de vous aiguiller correctement.


Pour le bébé

Félicitations à vous et bienvenue à ce petit bout !

Votre bébé subit des contraintes en fin de grossesse et tout particulièrement lors de l’accouchement. Ces pressions exercées par les contractions utérines ont un effet positif et dynamisant sur le corps du bébé et normalement, l’enfant récupère spontanément. Lorsque ce n’est pas le cas, l’intervention de l’ostéopathe est souhaitable. La visite dépend de la situation mais on fait une visite au bout d’un mois.

L’ostéopathie, oui mais pour quels motifs ? 

Votre enfant n’est pas un petit adulte. C’est pourquoi votre ostéopathe a les compétences spécifiques et adaptées à l’âge de votre bébé. Son intervention lui permettra de développer tout son potentiel.
Lorsque bébé :

  • A des difficultés à téter ou avaler
  • Regarde toujours du même côté, voit son crâne s’aplatir, se déformer
  • Pleure souvent et n’arrive pas à se calmer, a des problèmes de sommeil et est tout le temps agité
  • Se tient en forme de virgule, en torsion ou jette régulièrement sa tête en arrière
  • Régurgite, présente des coliques, son ventre est tendu, a des difficultés à faire ses renvois et/ou a souvent le hoquet.
  • Est né à l’aide de forceps ou de ventouses

Cette liste n’est pas exhaustive.


Le Syndrome de KISS… n’existe pas. 

Syndrome est le mot général pour définir un ensemble de troubles neurologiques, moteurs et parfois digestifs. Il porte souvent le nom du médecin qui l’a mis en évidence.

Hors ces enfants ne présentent aucun trouble moteur ni neurologique, le mot syndrome est donc mal choisi. Il a juste le « chic » de faire peur.

KISS est l’abréviation de : Kopfgelenk Induziert Symetrie Störungen qui peut se traduire par
« Troubles de symétrie induits par les vertèbres cervicales »

Les troubles de symétrie dont on parle/a parlé à la télévision peuvent être liés à une dysfonction entre les premières vertèbres cervicales et l’occiput mais pas seulement.

Il existe plusieurs postures dites « de confort».
Le bébé peut se positionner en hyperextension, en banane ou en torsion.  Il adopte ces différentes attitudes soit parce que l’accouchement a été difficile soit il a adopté une mauvaise position in utero. Il se retrouve donc bloqué dans une position préférentielle. Cela ne signifie pas pour autant que les premières cervicales sont bloquées.

  • Une hyperpression abdominale (ventre gonflé) devient supérieure à la pression oesophagienne. Votre bébé va présenter un reflux sans dysfonction des premières cervicales.
  • Un stress important à la naissance déclenche le réflexe de Moro (mouvement d’extension  du bébé) sans dysfonction des premières vertèbres.
  • Un bébé faisant du co-dodo va préférer regarder sa maman et tournera toujours la tête du même côté…Sans dysfonction des premières cervicales.

Un diagnostic différentiel doit être posé par un pédiatre ou ostéopathe.

La solution proposée par ces thérapeutes manuels est une manipulation directe de la première vertèbre cervicale sur l’occiput en rotation pure.
Anatomiquement, les vertèbres ne sont pas complètement formées.
Selon moi, il y a un réel danger à manipuler des vertèbres en devenir chez un bébé.

L’ostéopathe soigne votre bébé par des techniques douces et appropriées, il pose un diagnostic différentiel qui lui permet de savoir si la première vertèbre est en cause ou non.
Ce qui lui permet d’adapter, à chaque fois, son traitement.